Ah tiens, j'avais pas vu ce sujet !
Pour ma part, originaire de nul part mais mon coeur à Bordeaux, la ville où je suis restée le plus longtemps durant mes 23 dernières années, j'ai intégré la région parisienne (Marne-la-Vallée - Chessy, par DisneyLand pour les habités du RER A).
Moi, à 9 ans, j'étais encore une bonne élève au primaire, mes passions tournaient autour des jeux de billes dans les cours de récré, les messages subliminaux d'un bâtiment à un autre par l'intermédiaire d'une fenêtre et l'équitation. A 10ans, ma mère m'a annoncé qu'elle se mariait à un homme qui un an plus tard nous envoyait en Afrique, à Dakar précisément pour les besoins de son travail. Nous y sommes restés 5 ans et là-bas, j'ai connu les Spices Girls, l'amour pour Titanic, ma folie pour les Hanson et un goût certain pour la décoration qui commençait à bien mieux se dessiner. Ma chambre changeait de disposition toutes les semaines, tant que ma mère n'arrivait plus à me suivre.
A mon retour en France, j'ai très mal réintégré le système français. J'ai eu beaucoup de mal et j'ai commencé à ressentir une sorte de mauvais présage comportemental. A me sentir isolée, j'ai étudié le comportement humain de près, n'ayant pas beaucoup d'ami sauf un, en vérité. La réinsertion française a été la chose, je pense, la plus difficile de toute ma vie mais c'est à ce moment là que j'ai commencé à vraiment devenir internaute. J'ai commencé quelques sites de merde qui ne valaient pas un clou. Puis j'ai déménagé dans le Médoc, à Pauillac, précisément et là, une chute droit vers l'enfer s'offrait à moi. Dans un bahut où la racaille et la drogue faisaient loi, je n'avais ni ma place, ni ma destinée. C'est à force de coups sur la tête, d'échecs scolaires et de déceptions affectives que j'ai finis par une petite minuscule dépression nerveuse. Après avoir menacé ma mère de fugue, j'ai quitté le lycée à l'âge de 17 ans en pleine année de première L. Devenue douée en littérature et en français, je me suis réfugiée dans l'écriture où j'ai commencé ma trilogie "La Terre d'Edorkin" qui mettait en scène trois mondes différents sur trois époques différentes. Je n'ai jamais achevé cette trilogie pour des raisons personnelles et douloureuses. Ne jamais trop mettre de soi dans ses écrits : ça finit toujours par nous retomber sur la gueule.
Vers mes 18 ans, j'ai commencé à vraiment faire de bons sites (de mon point de vue), plus ancrés dans le style de vie internautique et actuel (on était en plein dans l'avènement Smallville et Buffy saison 6) mais en moi naissait une nouvelle branche de ma passion : Photoshop. Avec ça, j'ai commencé à transcrire tout ce que j'aimais, tout ce qui me faisait vivre dans mon travail et alors enfin, j'ai remonté la pente, doucement. Après une période noire, j'ai enfin banni certains mots de ma bouche et de celle des autres, proclamant que la vie est belle et que j'avais de la chance d'en posséder une plutôt modeste. Pour la 3e fois dans mes 18 ans, je changeais de vie. Après un appartement en PLEIN Bordeaux où je me suis fait pas mal d'amis en bossant dans une maison de retraite, je me suis obtenir l'occasion de travailler en Angleterre. C'est ainsi que j'ai emménagé à Wolverhampton (près de Birmingham) dans une famille d'accueil. REntrée en castatrophe à cause d'un bargeot de service, j'ai réintégré la maison familiale au grand bonheur de ma mère juive qui a du mal à me voir quitter la maison.
Ma passion poru Photoshop s'emplifit, elle dégénère dans un sens énorme du terme, en faisant ainsi plus que ma vie, mon oeuvre. Avec lui, les ouvertures de plusieurs forums RPGs qui se sont avérés devenir des pilliers de ma vie. Aujourd'hui, je fulmine, je déprime en voyant en certains sites désignés comme meilleurs que les miens alors que j'y fous toutes mes tripes. Même si je ne suis pas d'une passion exemplaire comme un pompier, ma passion a déjà ne serait-ce que le mérite de me faire vivre moralement, si ce n'est financièrement...
Il y a quelques temps, je me suis vue offrir la possibilité d'intégrer Core Design en tant que concepteur design web à Londres (les créateurs de Tomb Raider) mais j'ai refusé poliement parce qu'il est hors de questions que ma passion de l'infographie et du wemastering payent mon loyer. Sinon ce n'est plus une passion et je ne marche pas à la commande mais à l'inspiration !
J'ai bientôt 23 ans en Juillet, je n'ai toujours pas de racine, je vis en colocation avec ma meilleure amie dans un studio 1pièce avec 14 rats (mais bientôt 13 je le sens...) et deux chats Lizzie et Atreyu, une étagère pleine de DVD et de livres, des affiches ciné plein le mur, des affiches et illustrations que j'ai faites moi-même plein d'un autre mur... J'ai attéri ici par un pur hasard, je travaille pour la famille Disney au parc DisneyLand Resort Paris, je suis payée presque rien quand on voit le coût de la vie Disney, j'ai enfin réussi à m'accepter moi-même, je m'aime bien, même ! J'ai réussi mes études littéraire en repassant un bac à l'université Bordeaux III dans le cadre d'un DAEU (Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires), j'ai intégré l'Histoire de l'Art dans la même fac et même si j'étais RAIDE DINGUE de mes cours de grèce antique et d'art grec, le cursus me déprimait plus qu'autre chose et je n'arrivais pas à me faire d'amis pour les binomes du jeudi après midi. J'ai envie de reprendre mes cours d'histoires de l'art ou d'audiovisuel, d'un jour créer mon film et mes affiches... A voir, donc.
En attendant, malgré une vie comme ça peinte en noir, je l'adore. Je la changerais pour rien au monde et même si j'ai un caractère grotesque et insupportable, y a des gens qui me supportent, c'est que quelque part, je dois pas si désespérante que ça. On dit que je râle beaucoup. Moi je dis que j'aime trop la vie

Le corps humain est quelque chose qui me fascine. Le comportement, la psychologie masculine, c'est ma spécialité, j'ai une capacité à devenir mâle en une fraction de seconde, juste avec une expression. Ma coloc dit souvent "T'es rien qu'un mec."
Mais elle dit aussi "si t'étais un mec, je t'aurais déjà épousé".

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I'm Unable to forget but hard to remember...